Adhérer

Projet 2015 – Phar Yar Taung

Nous disparaissons dans les brumes de Sankar...

shaman-sankarLors de la mission 2014, après avoir loué la maison des enfants de Myo Thet à Myeick, et fait le check médical de chacun d’entre eux, j’ai été contacté par Pierre et Co Htun Htun, de Nyaungshwe, afin de me faire part de leur travaux et projets.
Arrivée sur place, nous avons le choix entre 5h de route et 5h de pirogue, pour atteindre Phar Yar Taung, sur le Lac Sankar.

Nous optons pour la route afin de traverser des villages et nous rendre compte du mode de vie des villageois, et gardons la pirogue pour le retour.

travaux-dispensaireLe Grand Moine, Phom Phom Ji met à notre disposition un vieux 4×4 (indispensable pour ces chemins de campagne et traverser les plantations); un Birman nous conduit jusqu’au Monastère de Phar Yar Taung que nous atteignons non sans peine après plus de 5h de chemins défoncés (pluie, inondations, sècheresse, chars à boeufs…).

Sur cette grande « presqu’île », une école, des maisons construites au gré des donations pour loger les 785 enfants (425 filles et 360 garçons, le nombre augmentant chaque fois que des donateurs permettent une nouvelle construction) confiés à Phom Phom Ji par des familles pauvres de villages des montagnes pour la plupart, un centre de filtration et purification d’eau, construit par un donateur anglais, une cuisine que Pierre, architecte, et des amis à lui, ont construite en 3 mois l’an dernier, aidés par de nombreux Birmans, et leur apprenant, de ce fait, à construire des maison en torchi…, une Pagode, et des tables sous un grand Banian, où les enfants peuvent prendre leurs repas (par groupes de 200), et réviser leurs cours…

travaux-dispensaire2En plus des 785 enfants, il y a les moines et les professeurs, ce qui fait un total de 840 personnes vivant à Phar Yar Taung Pendant les quelques jours que nous avons passé à Phar Yar Taung, nous avons improvisé un dispensaire dans la Pagode, au pied de Bouddha, avons fait des soirées questions/réponses et formation à l’hygiène, traduites par Co Htun Htun, sommes allés voir l’hôpital de Sankar (plus que précaire), et rencontré le seul « chaman » de plus de 70 ans, qui soit capable de donner quelques soins, du fait de l’absence de médecin en dehors de Nyaungshwe.

Un jeune homme, répondant au titre d »aide soignant », obtenu selon lui, après 4 ans d’études et stages, disant avoir 24 ans mais ne paraissant pas plus de 18, donne des soins aux enfants quand de petits bobos se présentent, mais fait aussi des injection et distribue des médicaments, dont l’usage est totalement erratique et déplacé (je me permets de l’affirmer après observation et quelques questions…).

Une idée m’est alors venue : construire un dispensaire, former un minimum ce jeune homme ou autre volontaire, essayer de trouver des médecins ou étudiants en médecine Birmans, ou infirmier(e)s qui puisse passer minimum 5 jours par mois, afin d’assurer un suivi et une permanence de soins pour les enfants.

Pierre a fait des plans parfaits, nous avons choisi l’emplacement avec Phom Phom Ji, et il me reste à trouver des fonds et une entreprise pour mener à bien la première partie du projet; je devrai aussi trouver et acheter tout le matériel nécessaire quand je serai à Rangoon, puis rechercher avec mes amis Birmans le personnel pour faire tourner ce dispensaire le reste de l’année…